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Pour un dialogue fécond avec les Nations unies

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Symposium international sur les États-Unis et les Nations unies
 

WASHINGTON, ETAS-UNIS: « De bons rapports avec les États-Unis sont essentiels à la bonne marche de l’ONU », a observé Noel Brown, président des Amis des Nations unies, dans son allocution d’ouverture du Symposium international sur les États-Unis et les Nations unies, le 23 octobre 2007, veille de la Journée des Nations unies. « Pour que le dialogue entre les deux soit fécond, multiplions les occasions de ce genre. »

Ce symposium tenu à Washington était parrainé par la Fédération pour la paix universelle, les Amis des Nations unies, la Fondation du Washington Times, et la Fondation UPI.

Le Dr Brown a cité les propos que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait préparés pour la Jour née des Nations unies : « Le Secrétaire Général note que des problèmes globaux demandent des solutions globales, et il n’est pas question de travailler dans son coin. » Le Dr Brown a d’ailleurs souligné la volonté des services du Secrétaire général d’élargir leur audience aux Chrétiens évangéliques et aux dirigeants d’entreprises.

« Les Nations unies se fondaient sur la vision de Franklin Roosevelt, et les quatre libertés qu’il se proposait de défendre sont les piliers de la Charte des Nations unies, a précisé le Dr Brown. L’ONU partage avec les États-Unis quelques valeurs fondamentales. » Il a alors mis la centaine de participants au symposium au défi de se demander si les principes de base sont toujours d’actualité et ce qu’il en coûterait d’affirmer le leadership des Etats-Unis.

L’ambassadeur Anwarul Chowdhury du Bangladesh a décrit plusieurs domaines dans lesquels les États-Unis et les Nations unies ont uni leurs efforts, notamment la paix et la sécurité, le développement, la bonne gouvernance, et le rôle de la société civile. Soulignant qu’une vue d’ensemble de la paix et de la sécurité s’imposait, il a parlé de l’implication des jeunes dans le travail des Nation unies pour bâtir une culture de la paix. « Quand il s’agit de bâtir une culture de la paix, le rôle essentiel revient à la famille », a-t-il précisé.

En qualité d’ancien sous secrétaire général des Nations unies en charge des pays les moins développés, des pays enclavés et des petits Etats insulaires en voie de développement, l’ambassadeur Chowdhury a donné des exemples de jeunes dans les pays en voie de développement qui s’impliquent dans les projets de développement de l’ONU. Mais comment transmettre aux futures générations une culture de la paix ? Interrogé plus tard sur ce point, il a exhorté les jeunes des pays industrialisés à passer du temps dans les pays en voie de développement et à y tisser des liens personnels avec la population.

M. Taj Hamad, secrétaire général de l’Association Mondiale des ONG (WANGO) qui modérait la session, a évoqué le rôle de la société civile en citant le président George W. Bush : « De l’argent, le gouvernement peut en mettre, mais il ne peut pas mettre d’espoir dans nos cœurs ni de sens dans nos vies. Quand une vie est brisée, seule la sollicitude et l’affection d’un autre être humain sauront la réparer par des actes qui voudront dire : ‘je t’aime, je crois en toi, je suis à tes côtés. »

L’ambassadeur Felix A. Aniokoye, représentant permanent du Nigeria aux Nations unies, a retracé l’historique des rapports entre l’Afrique et les Nations unies. Quand les Nations unies furent fondées, l’Afrique était majoritairement sous le joug colonial ; les États-Unis appuyèrent l’ONU et son programme de décolonisation. « Certes, a-t-il reconnu, les États-Unis ont fait un bout de chemin avec les Nations unies pour soutenir le développement en Afrique, mais il y a encore beaucoup à faire. » Il a évoqué le souci des Américains pour davantage de transparence, d’ouverture et d’efficacité dans les opérations des Nations unies et a exprimé son vœu de voir les États-Unis soutenir une représentation du continent africain au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

Face aux problèmes communs comme la maladie, la pauvreté et les dérèglements climatiques, il a précisé que les États-Unis et les Nations unies devraient se lancer dans un dialogue de fond avec les guides religieux afin d’explorer les domaines dans lesquels le partenariat entre gouvernement et religions peut aider à résoudre les grands problèmes cruciaux. En même temps, les guides religieux doivent se concerter, dialoguer et coopérer. Il leur faut dépasser les compétitions et les conflits et plutôt se concentrer sur le service et l’application des principes spirituels universels. »

Earl Hilliard, ancien représentant de l’Alabama au Congrès des États-Unis, a plaidé pour une franche coopération des États-Unis et des Nations unies, afin que dans les cent ans à venir, on ne répète pas ce qui se fait depuis cent ans. « Les guerres et les conflits majeurs ont englouti des millions de vies. Je dis qu’à l’avenir, la coopération s’impose à une échelle dont on n’a pas idée. » Evoquant les catastrophes naturelles récentes comme les tsunamis et les cyclones, il a exhorté les États-Unis et les autres pays riches à se placer sous les auspices des Nations unies pour planifier la gestion des crises du futur.

Quelqu’un dans l’auditoire a reproché à l’administration américaine d’avoir choisi quelqu’un de notoirement hostile à l’ONU pour y être ambassadeur. « Les hommes naissent et les hommes meurent, a rétorqué Hilliard, mais les institutions demeurent. L’action des Nations unies essuiera toujours les piques de ses amis et de ses ennemis. Mais une bonne proportion du peuple américain approuve le travail des Nations unies, je pense. Et vous verrez un congrès plus coopératif, je l’espère. » Le révérend Walter Fauntroy, qui fut lui aussi membre du congrès a ajouté : « Il faut que les responsables religieux s’y mettent. J’avais un guide spirituel du nom de Martin Luther King. Il fit appel au centre moral de cette nation et de son peuple. Le guide spirituel, c’est le feu avant et pas le feu arrière, le thermostat et pas le thermomètre. »

Son Excellence Yahya A. Mahmassani, ambassadeur et observateur permanent de la Ligue des Etats Arabes aux Nations unies, a rappelé que les rapports entre les États-Unis et les Nations unies sont passées par de durs moments, par exemple pendant la guerre froide. « Les questions sur lesquelles le monde doit se pencher sont du ressort des États-Unis comme de l’ONU, a-t-il ajouté. L’un ne peut pas résoudre les problèmes sans l’autre. Les Nations unies ont 192 membres et reflètent donc les problèmes de 192 nations. » D’où son vœu que les États-Unis puissent aider à dépasser ces problèmes.

Dans sa conclusion, le Dr Hyun Jin Moon, qui préside la Fondation du Washington Times, a noté que les Nations unies se sont développées à partir de dirigeants américains qui avaient une vision d’un monde harmonieux, ajoutant : « Les droits inaliénables auxquels se réfère notre Constitution, proviennent de notre origine divine, Dieu. Mais la charte des Nations unies ne comporte pas encore cette référence. » Il a exhorté les États-Unis à revenir à leurs principes fondateurs et les Nations unies à rechercher un noyau spirituel pour leur travail.