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UPF-Burkina Faso : Observateur aux élections couplées Législatives /Municipales

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Ouagadougou, Burkina Faso - Les élections couplées législatives/municipales du 2 décembre 2012, Sur un total de 4 365 202 inscrits pour les deux scrutins, 3 315 795 votants ont répondu présents pour le choix des députés, et 3 287 290 sont allés mettre leur bulletin dans l’urne pour choisir leurs conseillers municipaux.

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Si l’on se fie, par ailleurs, aux taux de participation qui sont de 75,96% pour les législatives, et de 75,3% pour les municipales, l’on peut en principe espérer avoir des élus nationaux et locaux légitimes pour le prochain quinquennat. Le hic qu’il faut néanmoins relever dans ces élections qui ont tout de même été caractérisées par des contestations venant de l’opposition, c’est l’importance du nombre de bulletins nuls. Les législatives en ont enregistré 299 416, et les municipales 238 258. Un nombre non négligeable qui peut revêtir plusieurs significations. Ces voix non validées peuvent traduire une certaine hésitation de la part des électeurs et aussi ces bulletins nuls traduisent un certain analphabétisme électoral dû à l’insuffisance du travail de sensibilisation au vote correct que sont censés abattre les partis politiques. Cette éducation au vote est d’autant plus importante que ces voix « perdues » auraient pu impacter certains résultats et contribuer ainsi à améliorer la légitimité des élus et, partant, la couleur de la démocratie. C’est le signe que les choses évoluent positivement, et les résultats ont de quoi le prouver relativement. Certes, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, conserve sa large majorité à l’Assemblée Nationale, en remportant 70 des 127 sièges à pourvoir. Il est encore largement en tête aux municipales, avec 12 340 conseillers dans 366 communes, sur les 18 645 sièges pour les 370 communes. Le CDP a peut-être fait du sur-place ou même régressé au Parlement si l’on analyse les résultats sous le prisme de la révision à la hausse du nombre total de députés qui est passé de 111 à 127, le méga parti ayant gagné moins de représentants nationaux que lors de la précédente législature.

Le CDP étant presque bien parti pour diriger la majorité des mairies du pays. Le grand chamboulement vient plutôt du côté de l’opposition où la carte a été redessinée. L’on assiste à une fulgurante percée de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), parti d’opposition, qui a à peine deux ans d’existence; Ce parti qui est à sa toute première participation à une élection. C’est le parti de Zéphirin Diabré qui se positionne désormais comme la deuxième force politique au Faso, après avoir obtenu 19 députés contre 18 pour l’ADF/RDA et seulement 4 pour le futur ex-chef de file de l’opposition. A l’émergence de l’UPC correspond donc le triste plongeon de l’UNIR/PS ou le PDS/METBA .Les élus locaux du CDP ont un bilan satisfaisant. Les prochaines consultations dont la plus proche est la présidentielle de 2015, en dira peut-être davantage.

Mme ILBOUDO MAU NGOMA, Secrétaire Générale de UPF Burkina Faso